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Mai 1998 Voldemort est enfin tué par Harry Potter, « l’Élu ». La bataille a été rude, insoutenable et les pertes sont lourdes mais à présent, la lumière renaît dans les ténèbres. L’espoir et la joie sont dans les cœurs, le cauchemar a enfin pris fin. Il faudra du temps pour tout reconstruire mais le monde entier peut enfin pousser un soupir de soulagement. Six mois après, novembre 1998 Petit à petit, Londres et le monde sorcier se reconstruisent. Kingsley Shacklebolt, auror et membre de l’Ordre du Phénix, est devenu ministre et a conféré aux aurors une plus grande autorité le temps que la majorité des mangemorts en fuite soient sous les verrous. Dans le même temps, les hybrides commencent à arriver en masse dans le monde sorcier, voulant se faire une place et devenir des citoyens, avec des droits qui les reconnaissent en tant qu’individu et non plus en tant que créature. La situation, sans être instable, fragilise néanmoins le monde magique anglais qui se remet à peine d’une guerre dont les séquelles se font encore sentir. Jusqu’ici, Kingsley Shacklebolt a trouvé des alternatives permettant à chaque hybride d’avoir une vie proche de celle des sorciers, et a ainsi su calmer les esprits pour maintenir l’ordre. A côté de cette situation, certains mangemorts sont toujours présents et comptent bien survivre pour faire renaître leurs idéaux un jour ou l’autre. Et vous, en ces temps troublés, qui soutiendrez-vous ?



 
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 the power of liberty + Maxence

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H. Plùm Marcovic

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MessageSujet: the power of liberty + Maxence   Dim 29 Sep - 20:53




THE POWER OF LIBERTY

Rien n’est plus trompeur qu’une photo : on croit fixer un moment heureux pour l’éternité alors qu’on ne crée que de la nostalgie.


Je tenais le carré de papier du bout des doigts, comme si son mouvement pouvait décréter que ce que je voyais n'appartenait pas au passé, que demain j'ouvrirais les yeux et que je retrouverais cette grande maison où j'étouffais, cette chambre qui m'effrayait, ces ombres d'elfe de maison qui me faisait pitié et cette petite fille. Cette petit fille que j'étais, les yeux mornes et un sourire accroché au visage et soutenu grâce aux pinces du devoirs et des reproches. "Souris Plùm"..."Va dans ta chambre Plùm"..."Tait-toi bâtarde"...Je me souvenais précisement du jour où la photo que je tenais dans mes mains avait été prise. C'était un après-midi du mois d'août alors que Dimitri venait de recevoir sa lettre pour Poudlard. J'étais encore jeune et personne ne pouvait dire si un jour j'aurais moi aussi des pouvoirs. Après tout, ma mère était une moldue, peut-être avais-je hérité de sa tare. Je n'osais imaginer ce que mon père aurait fait de moi si cela avait été le cas. Peut-être m'aurait-il renvoyé en Russie comme une marchandise brisé que l'on renvoi au fabricant. Peut-être m'aurait-il fait disparaitre purement et simplement en fabricant une excuse toute trouvé auprès des journalistes pour faire passer sa femme et son fils pour les être les plus attristés au monde. Peut-être n'aurait-il rien fait, peut-être ce serait-il contenté de ne plus m'accorder la moindre attention, de me reléguer au rang d'elfe de maison, de servante. Je portais une robe bleu céruléenne qui me donnait l'air d'une Alice au pays des merveilles qui se serait perdu dans le reflet du miroir. Des yeux perdus, tristes, en manque cruel d'affection. Mais ce sourire. Un sourire vrai durant quelques micro-secondes dû à l'intention de sourire. Puis l'éclat qui disparaît, les yeux qui dépérissent et un regard qui hurle. J'avais toujours eu l'impression d'être au bord de la crise de panique, qu'un jour une goûte d'eau viendra déferler la marée en moi et que je me mettrais à hurler. Hurler sans fin. Mais aujourd'hui, je ne voulais plus faire face à cette petite fille. Elle n'avait plus lieu d'exister, tout ce qui l'habitait en ce temps là est mort, pourri, la tristesse s'est dé-séché et je ne lui laisserait pas la possibilité de venir se remparer de mon être. Je voulais être heureuse. C'est pour ça que j'avais décidé de prendre un appartement à Londres, pour pouvoir voler de mes propres ailes et me faire connaitre pour qui je suis et non pas pour qui sont mes parents. Je clignais des yeux, soupirais, ouvrit le carton qui était posé sur mon lit et y laissa tomber la photo qui se déposa, face caché, sur un tas de vieilles photos mouvantes couleur sépia. Je jetais un dernier coup d'oeil à cette corbeille à souvenir et refermais le carton pour pouvoir le poser en haut d'une armoire, là où je ne les chercherais plus. Là où je les oublierais.

Enfilant un jean et un top blanc à frange je me permettais d'ajouter à ma tenue une ceinture rouge et un collier à chaîne doré sur laquelle pendait de petites lettres de couleur noire. Laissant mes cheveux bouclés j'enfilais un perfecto noir et claqua la porte de ma chambre derrière moi. J'allais appliquer un maquillage léger sur mon visage et m'avançais sur la pointe des pieds jusqu'à la porte d'entrée pour éviter de réveiller les chiens. Je refermais la porte derrière moi et laissé échapper un petit "Yes" victorieux. Réajustant ma ceinture où j'avais accroché ma baguette je descendis les marches en carrelage de l'immeuble tout en nouant un foulard autour de mon bassin pour cacher ma baguette. Une fois dehors, je saluais d'un signe de tête amicale la concierge en la complimentant pour la qualité de la lessive qu'elle m'avait prêté et sortie dans la rue. J'avais toujours rêvé d'habiter dans le Londres moldu. Je me sentais proche de ces gens, surement grâce à mon sang. C'était entre autre pour ça que j'avais été enfermé dans cette horrible prison. On avait pas aimé que la fille bâtarde d'un sang pur s'affiche en compagnie de moldus. Mais je n'avais jamais voulu me cacher, j'avais refusé de me plier à l'oppresseur. J'étais qui j'étais et je fréquentais qui bon me semblait bon de fréquenter. Désormais, si je devais recommencer, j'agirais autrement. Je me protégerais, je me serais cacher. Azkaban était un endroit affreux et pour rien au monde je ne désirais y retourner. Pour rien au monde.

J'entamais alors ma marche vers la cabine téléphonique qui me mènerait au Ministère de la Magie. Aujourd'hui, j'avais envie de faire un tour dans ce grand bâtiment où justice et puissance régnait sans fin. J'avais beaucoup d'admiration pour toute les personnes y travaillant et j'espérais un jour pouvoir en faire partie. Pour pouvoir protéger le peuple et l'aider à vivre plus sereinement. Les gens critiquant le Ministère était de ces personne que je ne pouvais pas fréquenter car s'opposer au Ministère revient à s'opposer à l'ordre et à la protection envers le peuple. Même s'il a été malmené durant cette guerre, il ne fallait pas tenir compte de cette situation passé à cette air nouvelle qui débutait. C'est donc d'un pas dynamique que je me dirigeais vers la cabine d'un rouge sanguin. Je croisais des hommes en costume, des femmes en tailleurs, des adolescents tantôt marginaux, tantôt studieux ou encore tout à fait banals. Se doutaient-ils un seul instant qu'une sorcière marchait parmi eux ? Surement pas. Mais peu importe, j'arrivais à la cabine, ouvrait les porte et laissait le monde magique m'attirer à lui dans un bruit muet. Quelques instants plus tard je me retrouvais dans l’ascenseur me menant au septième étage. Département de la justice magique. Il y avait quelqu'un, là-bas, que je désirais voir. Une personne que j'appréciais énormément, que j'admirais et que je respectais. Une personne sans qui je ne serais surement pas ainsi. Arrivant devant la porte de son bureau, je toquais trois fois à la porte, attendit l'ordre d'entrer et entrouvrit la porte pour y faufiler mon visage. "On m'a dit que je pourrais trouver un beau blond dans les parage mais je crois que je me suis perdue...Vous n'auriez pas entendu parlé de cet homme par hasard ?"
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Dernière édition par H. Plùm Marcovic le Dim 20 Oct - 0:16, édité 1 fois
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Maxence Lewis

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MessageSujet: Re: the power of liberty + Maxence   Mer 2 Oct - 21:10

que peines deviennent souvenirs.

Cette nuit-là, Maxence n'avait pas dormi au bureau, il était rentré chez lui la veille et pour cause, il avait vu son père ! Malgré que les deux hommes tiennent énormément l'un à l'autre et appréciaient de se voir, ils ne se voyaient pas souvent, chacun étant occupé dans un travail qui leur prenait beaucoup de temps. Et même s’ils ne le disaient pas, ils savaient aussi que la mort de Beth avait creusé un fossé entre eux, ce vide que seule la mère de famille peut combler. Cela pouvait paraître étrange étant donné que Maxence avait toujours passé plus de temps avec son père qu’avec sa mère, mais il faut croire que maintenant que le petit garçon était devenu un homme et un des plus renommés de sa génération avait changé quelque peu le cours de leur relation. L’auror savait cependant que son père était fier de lui et qu’il serait toujours là pour lui, d’ailleurs il ne lui cachait pas, mais les deux étaient relativement réservés quant à leur façon de montrer leur sentiment. Pour en revenir à la veille, les deux hommes de loi avaient discuté devant des whiskies pur-feu et des biérraubeurres. Evidemment, ils avaient surtout parlé du travail, du Ministère, de collègues de travail morts ou vivants et de Quidditch. Maxence lui avait aussi fait part de ses intentions d’un jour devenir chef des aurors et à long terme, ministre de la justice magique voire Ministre et succéder ainsi à Shacklebolt. C’était peut-être utopique, mais Maxence voulait croire qu’un jour le monde irait bien, que les gens pourront vivre en sécurité. En tout cas, tant qu’il sera là, il tendra à rendre le monde meilleur, qu’importe les combats à livrer.

La soirée avait duré jusque tard et l’auror s’était endormi à une heure indue. Le sommeil n’avait cependant pas tardé à le prendre et il avait fichtrement bien dormi, jusqu’à ce que son réveil ne le tire des bras de Morphée. S’étirant de tout son long, il regretta déjà de s’être couché si tard mais après tout, les nuits courtes, il était habitué et poussant les douces et chaudes couvertures, il passa par la case de la douche avant de s’habiller puis quitta son duplex pour se rendre au Ministère, en s’arrêtant comme toujours sur le trajet dans une boulangerie ou il prenait son petit-déjeuner. Un rituel de célibataire sans doute, mais un rituel qu’il apprécie et qui lui permettait de trouver une certains stabilité dans sa vie imprévisible. Puis il longea la rue, ces pavés qu’il connaissait bien, voyant dans l’ensemble les mêmes gens qu’il avait l’habitude de croiser, saluant les propriétaires de diverses boutiques qu’il connaissait bien depuis maintenant quelques années. En tout cas ceux qui avaient survécu. Il arriva ensuite à la cabine téléphonique, descendit au Grand Hall et monta au septième étage. Il discuta quelques instants avec ses collègues avant d’aller s’enfermer dans son bureau pour préparer les dossiers qu’il allait devoir présenter à son supérieur d’ici moins de deux heures. Il avait enquêté sur des présumés mangemorts qu’il avait finalement arrêté et en continuant de creuser, il avait retrouvé le nom de certaines de leurs victimes. Le reste de la famille pourrait ainsi faire leur deuil plus complètement et il devait faire un rapide débriefing avec son patron. Normalement, ça ne lui prendra pas énormément de temps et il s’intéresserait à d’autres pistes que des indics lui avaient communiqué, il devrait démêler le réel de l’illusion et il repartirait en chasse.

S’installant à son bureau, il se mit au boulot. Quelques dizaines de minutes s’écoulèrent quand il entendit frapper à sa porte. « Oui, entrez ! » Maxence finissait de lire une phrase quand il entendit une voix bien connue s’adresser à lui. Un sourire se fendit sur son visage et il se leva de suite. « Plùm ! Quel plaisir de te voir ! Comment est-ce que tu vas ? » Se levant, il s’installa sur le bureau. Entre eux, et malgré ce lien fort qui les unissait, le contact était proscrit car ni l’un ni l’autre ne s’y sentait à l’aise et s’il y avait de l’amitié entre eux, il y avait surtout cette relation de sauvée/sauveur qui rendait les choses légèrement asymétriques dans leur étrange binôme. De toutes les personnes qu’il avait sortit, Plùm était la seule avec qui il avait ce genre de relation, mise à part un petit garçon qui était toujours à Ste Mangouste, traumatisé pour un bon bout de temps. Maxence passait régulièrement le voir, tout comme il l’avait fait avec Plùm, et avait bon espoir qu’un jour lui-aussi parviendrait à dépasser tout ça pour se construire une vie bien méritée. « Que me vaut cette soudaine et si agréable visite ? » demanda-t-il tout sourire en l’invitant à venir s’asseoir si elle le souhaitait. Tu veux boire quelque chose ? Non, même un auror occupé n’oubliait pas les bonnes manières, et encore moins ses devoirs d’hôte !
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H. Plùm Marcovic

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MessageSujet: Re: the power of liberty + Maxence   Lun 7 Oct - 15:50




THE POWER OF LIBERTY

Rien n’est plus trompeur qu’une photo : on croit fixer un moment heureux pour l’éternité alors qu’on ne crée que de la nostalgie.


Je me souvenais sans mal de cette aube où les grilles de ma cellule s'étaient ouvertes sur Maxence. Je me souvenais des gestes frénétiques et perdus de mon corps. Je me balançais d'avant en arrière, je me berçais, je me tenais éveillé. Jamais dormir. Si je me laissais aller au pays des songes, je n'en ressortirais qu'avec les pires cauchemars. Comme cette nuit où Nikita m'était apparu, sa voie auparavant si douce et consolante avait été sèche, piquante et affreusement cruelle. M'accusant de sa triste fin, elle m'avait souhaité de finir comme elle. Torturée, en pleure, ma demi-soeur était morte de la pire façon et dans mes rêves elle me le rappelait sans fin. Comme si j'en étais la cause, comme si j'avais pu y faire quelque chose. Les murs froids d'Azkaban avaient finis par s'imprégner dans mon dos, un dos qui s'était desséché et qui ne se décrispait jamais. Je me souvenais les bras de Maxence contre ce dos parcouru de spasmes répétitifs, mon corps qui refusait de bouger, de se délier. A ce moment-là, je n'aurais pas pu penser que je sortirais d'Azkaban, que tout ça n'était pas qu'un rêve utopique lancé par les dernières énergies de mon esprit dégénéré. Mais mon corps épuisé n'avait pas trouver la force de protester, de rejeter au loin cette illusion si belle et si cruelle. Alors Maxence m'avait soulevé du sol, serré contre lui. Il m'avait ramené à la réalité. Une réalité que j'avais mis beaucoup de temps à reconnaître, à accepter. Lorsqu'on sort de ce genre d'endroit, la peur d'y retourner ne nous quitte pas. Elle ne nous quitte plus jamais. Oui. J'avais peur. Peur que demain un courant d'air glacé envoyé par les vagues se percutant contres les fondations de la prison me réveille et me ramène à une autre réalité. Une réalité où le sang aurait séché contre mes tempes, où mon dos se craquerait contre le mur. Une réalité où un être horrible reviendrait m'arracher le bonheur qui pourrait s'être caché au plus profond de mon être. Mais je ne me réveillais pas, chaque matin, c'est dans cette réalité que je m'éveillais sans peine. Alors j'en profitais, je la vivais, je refusais de me la voir arracher alors que j'avais tant à faire encore.

Un sourire apparu sur mon visage lorsque je vis Maxence se lever en arborant le même sourire. Je n'aurais su décrire ce lien qui nous unissait, mais il ne s'en irait pas. Peu importe où j'irais, peu importe où il ira. « Plùm ! Quel plaisir de te voir ! Comment est-ce que tu vas ? » Mon prénom entre ses lèvres avait une résonance particulière, un son que j'appréciais. Je m'avançais dans la pièce et refermais la porte derrière moi. Faisant quelque pas j'en profitais pour répondre à sa question « Bonjour Maxence, ça me fait également très plaisir de te voir. Je vais bien, comme toujours, et toi ? » une note de sarcasme, car nous savions tout les deux que je n'allais pas toujours bien. Qu'il m'arrivait de faire les cents pas de mon appartement devant les yeux interrogateurs de mes chiens à me demander ce que je pourrais bien faire de ma vie. Me demander comment je pourrais payer mon loyer le mois prochain sans avoir à utiliser l'argent que je recevais grâce à mon père. Brave homme...ou pas. L'argent qu'il m'envoyait, il en été obligé. J'avais beau être une sang-mêlé, n'en restait pas moins que mon père était de sang-pur et possesseur d'une grosse fortune qu'il devait partager avec ses enfants. Moi et Dimitri. Mais je savais qu'à la première occasion, il me destituerais, car je lui faisais horreur. Car je n'étais que la bâtarde d'une moldue. Avec le temps, j'avais appris à ne plus faire attention à mon ascendance, à mon passé et mes parents. Quel bien pouvaient-ils m'apporter ? Aucun. Alors autant en retirer le positif et oublier tout le reste. Parfois, il m'arrivait de me demander qu'elle avait été la vie de Maxence. Son enfance, son adolescence, ses parents. Avait-il des frères ? Des soeurs ? Ne me voyait-il que comme une rescapé de la guerre qu'il avait sauvé, un extra au travail, le prénom qui fait joli dans le CV ?  Hormis la beauté du geste il n'avait eu aucun mérite à me sauver, à me sortir de cette cellule. J'aurais mérité d'y rester, pour les crimes que j'avais failli commettre, que j'allais commettre. J'avais été fiancé à un Mangemort et mon père avait rejoint la cause sans toutefois se mouiller grandement les ailes et c'est grâce à cela qu'il n'a jamais été puni. J'aurais mérité d'être enfermé, pour payer leurs fautes. J'aurais au moins une fois eu une quelconque utilité dans leur vie.

« Que me vaut cette soudaine et si agréable visite ? » je vins m'asseoir à ses côté tout ne gardant une certaine distance entre nos deux corps. Une distance de sécurité, un espace qui me permettait de me sentir bien, de ne pas avoir l'impression d'être agressé. Il était souvent difficile pour moi de marcher dans la foule. J'avais toujours le sentiment d'être emprisonné, de ne plus pouvoir me défaire de tout ces corps qui glissaient autour de moi comme des ombres ténébreuses qui ne penseraient qu'à m'enfouir dans leur noirceur. Maxence avait tout de suite respectait ce besoin et je l'en remerciais. Lui non plus n'était pas friand de contact humain, cela nous facilitait donc la tâche. « Mes cours de filature ont été annulés aujourd'hui alors je me suis dit que je pourrais te rendre une petite visite. Et puis...j'ai toujours aimé être au Ministère, marcher entre ces murs...c'est... » C'était rassurant. De me dire qu'une fois mes études finies je ferais enfin partie de quelque chose, que je pourrais être utile et décider par moi-même du chemin à prendre. J'avais toujours été impressionné en passant devant la grande bâtisse, maintenant j'étais impatiente. Impatiente de pouvoir mettre la main à la pâte, de pouvoir rendre le monde un temps soit peu meilleur. Je baissais les yeux et observais le sol. Mes pieds chaussés de talons me semblaient pâle dans cette pièce éclairé. Je relevais soudain mon visage vers Maxence. « Je ne te dérange pas au moins ? »
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Maxence Lewis

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MessageSujet: Re: the power of liberty + Maxence   Mer 16 Oct - 22:21

que peines deviennent souvenirs.

Voir Plùm le ramenait toujours à de bons moments. Non pas qu’il soit plaisant de voir des gens croupir dans des prisons, mais ça lui rappelait quand Voldemort avait perdu, ça le renvoyait à ces jours lumineux où la délivrance était arrivée et que le monde magique anglais avait enfin pu lâcher un soupir de soulagement. Les âmes opprimées avaient pu retrouver leur vie et se reconstruire, tandis que leur place était prise par les fidèles du Lord déchu qui n’avaient pas péri durant la bataille et qui n’avaient pas pu s’échapper. Et puis il se souviendrait toute sa vie du regard de ces gens qui entendaient le cliquetis de la serrure, annonçant une présence derrière la porte, et qui voyaient la cellule se remplir d’une lumière d’espoir, des mains tendues pour leur venir en aide. Les émotions que Maxence avait ressentit à ce moment-là étaient indicibles. Il était fier d’avoir pu participer à cette opération, triste de voir dans quelles conditions étaient ces pauvres gens, heureux d’être porteur de cette espérance. Un moment fort, intense, que rien jamais ne pourra effacer. Et que dire de cet instant où il avait vu l’état pitoyable dans lequel se trouvait la blonde qui lui faisait face aujourd’hui ? Elle était tellement mal qu’il avait dû la porter et voyant qu’elle était dans un grave état de choc, il avait donné l’ordre qu’on l’amène sur le champ à Ste Mangouste, après quoi il était venu la voir régulièrement, prenant de ses nouvelles et passant du temps avec elle. Comme un père bienveillant, il avait été là à chaque instant pour voir ses progrès, affirmant au chef de service qu’il voulait être tenu au courant de tout ce qui la concernait, surtout en cas de problème. Et puis elle avait commencé par aller mieux, ils avaient commencé à avoir des conversations et finalement, Plùm était sortit de l’hôpital et avait entamé des études pour devenir auror, comme lui. Il l’avait toujours soutenu et se voyaient régulièrement. Rares étaient les personnes qui avaient eu un grand impact dans sa vie pour qu’il les juge comme notables, mais Plùm en faisait partie.

Lui demandant comment elle allait, elle sourit en répondant qu’elle allait bien, comme toujours. Sourires complices, Maxence comprenait que les choses n’étaient pas faciles pour elle et aussi qu’elle ne devait pas beaucoup aimé cette question. Cela dit, pour une personne qui avait traversé ce qu’elle avait enduré, elle allait bien, au moins aujourd’hui et pour le moment, ce qui n’était déjà pas si mal. De toute façon, il posait la question plus pour le principe que par réelle interrogation. Malgré qu’ils se connaissent depuis moins d’un an, il saurait parfaitement reconnaître quand elle se sentait bien ou non. C’était ça aussi, connaître réellement une personne et s’y intéresser sincèrement. « Oh tu me connais, toujours égal à moi-même. » répondit l’auror avec un sourire amusé. Oui toujours calme en apparence mais les nerfs toujours plus à moins à vif et prêt à partir au quart de tour. A force ce vivre sur le pied de guerre, toujours paré à d’éventuelles missions ou toujours prêt à affronté l’adversité, il allait mourir à quarante ans. Mais il était fait comme ça et comme le dit si bien l’expression populaire, on ne se refait pas. De toute façon, quitte à crever, Maxence aimait autant que ce soit sur le terrain, en plein action. Au moins sa mort aurait un sens. Cela dit, s’il pouvait éviter de mourir jeune, ça lui irait très bien aussi. L’avantage de son caractère impulsif - et Merlin qu’il avait tout de même fait des progrès ! – c’est qu’avec lui on savait où on allait, ce qui avait un côté rassurant, mais gars à la gamelle qui pouvait être fatale.

Tandis qu’il lui demandait quelle raison l’amenait ici, Plùm ferma la porte et vint s’asseoir à ses côtés, sur le bureau, tout en gardant cependant une bonne distance. Heureusement qu’il était large ce bureau, pensa l’auror avec espièglerie. Si la distance qu’ils mettaient d’ailleurs entre eux pouvaient paraître étrange pour des personnes qui connaissaient leur lien, être hors des conventions étaient pourtant tout à fait normal pour eux. Nul besoin de rentrer dans le moule pour être heureux, il suffisait simplement de s’accepter et se lier à d’autres personnes qui vous acceptaient et vous respectaient pour ce que vous étiez, et non pas qui essayaient de vous changer. Il fallait aussi bien le dire, Maxence aimait conserver son espace vital et pourtant, il n’avait pas subi les mêmes épreuves que Plùm. Là-dessus au moins, ils s’entendaient bien. La jolie miss expliqua alors que ses cours de filature de la journée avaient été annulés et qu’elle avait de fait décidé de passer ici, pour lui rendre visite, mais aussi parce qu’elle aimait trainer au ministère. Nul besoin de terminer sa phrase, Maxence comprenait parfaitement son ressenti et pour cause, il pensait la même chose. Le ministère était devenu son premier foyer, un endroit rassurant où il se sentait serein. Ici, il savait qu’il avait sa place, il avait une famille en la personne des autres aurors, et son métier le comblait amplement. Un véritable bonheur de tous les instants. Oh évidemment ! comme partout il y avait parfois quelques tensions, mais qui retombaient bien vite pour laisser à nouveau place à une entente mêlant respect et franche camaraderie. D’ailleurs, en l’entendant parler, Maxence esquissa un autre sourire, signe qu’il comprenait et approuvait. Finalement, un léger silence se fit que Plùm cassa pour lui demander si elle le dérangeait. « Tu ne me déranges jamais voyons. » affirma-t-il avec douceur. « J’ai juste quelques notes à voir pour cette après-midi et puis, soyons sérieux, les mangemorts ne disparaitrons pas comme par enchantement juste parce que j’ai pris quelques minutes pour parler avec toi. Alors non, tu ne me déranges pas, au contraire je suis toujours ravi de te voir. D’ailleurs, maintenant que tu en parles, je peux bien prendre une pause. Tu veux venir boire quelque chose avec moi en salle de repos ? Je crois même avoir aperçu des viennoiseries, si on en veut, vaudrait mieux qu’on se dépêche. » Et pour l’inciter à le suivre, car il se doutait qu’elle n’avait peut-être pas nécessairement envie de voir d’autres têtes, il se leva mais attendit qu’elle se décide. En définitive, la décision appartenait à la jeune femme, il ne voulait pas la brusquer et il ne le ferait jamais.
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MessageSujet: Re: the power of liberty + Maxence   Dim 20 Oct - 1:01




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Rien n’est plus trompeur qu’une photo : on croit fixer un moment heureux pour l’éternité alors qu’on ne crée que de la nostalgie.


Le monde magique changeait depuis la fin de la guerre. Le rire reprenait sa place dans les rues et la reconstruction de notre pays se faisait de bon coeur. Parfois en prenant le chemin menant à l'Académie, je m'arrêtais et prenais quelques minutes pour photographier le paysage en reconstruction. Une boutique en plein travaux de peinture, les pavés brisés au sol, les éclats de verre jonchant le sol et renvoyant une lumière de porcelaine sur les murs lorsque le soleil venait les frôler. Nous nous relevions doucement, mais surement. Je me souvenais de ces longues journées dans ce lit d’hôpital. Des journées sans fin ou ni parents, ni amis ne venaient se soucier de ma santé. Naïve, je l'étais. Après tout, n'était-ce pas eux qui m'avaient jeté dans cette prison ? Et Dimitri...Je ne savais plus comment le voir, comment penser à lui. La vérité me frappait tout les jours un peu plus au visage, il n'avait strictement rien fait pour les empêcher de m'enfermer dans cette cellule où je m'étais détruite. Parfois le souvenir de la personne que j'étais revenait au galop et m'étouffait, il m’emprisonnait. J'avais été cette jeune femme souriante, riante, prête à retourner le monde pour pouvoir vivre par elle-même. J'avais eu une force de vivre incommensurable et le désir de bouger les choses pour pouvoir vivre dans un monde meilleure. C'était pour ça que j'avais commencé des études en politique, puis que je m'étais rabattue dans la spécialisation pour devenir Auror. Et puis les barreaux ont lacérés mes idées novatrices, mes sourires impromptus et ma joie de vivre. Ils avaient fini par me réduire à néant, ne réussissant en fin de compte qu'à me laisser seule dans un lit d’hôpital à attendre chaque jour que quelque chose se passe. J'avais attendue. Attendue que quelqu'un vienne, qu'une raison de me relever se fasse remarquer, que quelqu'un se soucie enfin de moi car moi-même je n'en avais plus la force. Et puis cette personne était venue et j'avais appris à m'attacher à elle. Aujourd'hui, Maxence n'était plus l'homme qui m'avait sortie de ma cellule. Non. Il était tellement plus. Maxence était un ami, une personne dont je garderait toujours la trace au plus profond de moi. Quelqu'un que je pourrais peut-être un jour supporter de prendre dans mes bras. Mais pas maintenant, pas tout de suite. Le temps séchera les blessures qui brûlent mon corps dès que quelqu'un m'approche de trop près, mais pour l'instant j'avais besoin de temps et l'homme à mes côtés semblait en avoir, du temps.

« Oh tu me connais, toujours égal à moi-même. » un sourire amusé s'afficha sur mon visage alors que je détaillais le sien. Si il y avait bien une personne dans ce monde qui était elle-même quelle que soit la situation, c'était Maxence. Il avait ce calme apparent qui réussissait à apaiser n'importe qui, peu importe son tempérament, peu importe son humeur du moment. Sa voix avait ce grain de sagesse et de savoir faire qui montrait qu'il avait vécu, qu'il savait ce qu'il disait. Et c'était ça qui le rendait unique. Car derrière ce calme, derrière cette eau dormante, il y avait cet aigle majestueux prêt à fondre sur le danger pour l'anéantir, il y avait ce sang chaud qui pourrait le sortir de n'importe quelle situation, cette envie de vivre pour pouvoir apporter la paix. Tout cela crée en Maxence l'aura d'un véritable orateur, quelqu'un que l'on suivrait sans savoir si cela mènerait à notre perte ou au contraire à l'apogée de notre réussite. Un ami et tellement plus, un pilier. A ce moment-là, je ne savais pas ce que je serais devenu sans lui. Lui et son caractère transperçant m'avaient extirpé de ce lit d’hôpital pour me remettre sur mes pieds et me faire promettre de ne plus jamais me laisser tomber. Et je tenais ma promesse. Pour moi. Pour lui. Parce qu'il était la seule personne au monde à avoir réussi à me voir tel que j'étais, tel que je ne serais plus jamais. Il me donnait envie de faire de mon mieux, de donner le meilleur de moi-même. Était-ce cette influence tant décrite par la poésie qui vous faisait soulever des montagnes pour pouvoir apercevoir ne serait-ce qu'une étincelle de fierté dans le regard de l'autre ? Probablement et honnêtement je n'y prêtais guère attention. C'était lui et moi. Moi et lui. C'était ce lien qui nous unissait et qui nous unirait à jamais, quoi qu'il puisse nous arriver.

Je me prenais soudain à imaginer mon futur en ces locaux. Car un jour, je finirais forcement par être installé derrière un de ces bureaux, affairé à des dizaines de documents, remontant la trace de réseaux de mangemort et prenant grand plaisir à les démanteler et les enfermer dans ce trou qui m'avait un jour percé en plein coeur. Je me voyais assise, un coude sur la table, à lire attentivement les requêtes de certains hybrides pour finalement confirmer mon opinion que le monde tournerait autrement sans eux. Attention, je n'avais rien de personnel contre les vampires ou autres créatures de la nuit, c'était simplement que je les trouvais de plus en plus imposant. Depuis la chute du Lord, l'on en recensait de plus en plus et ils se permettaient des choses qu'ils ne s'étaient jamais permis. Comme ces quartiers que nous avions battis spécialement pour les loger car ils désiraient avoir un lieu commun. J'étais sceptique quant à cette augmentation du nombre d'hybride et j'avais une certaine appréhension que je me gardais de partager. La voix douce et grave de Maxence me sortie de mes pensées alors que je l'entendis me dire que ma présence ne le gênait jamais. Un sourire aveugle et touché apparu de manière fugace sur mon visage alors que je tournais mon visage pour écouter ce qu'il avait à me dire « J’ai juste quelques notes à voir pour cette après-midi et puis, soyons sérieux, les mangemorts ne disparaîtrons pas comme par enchantement juste parce que j’ai pris quelques minutes pour parler avec toi. Alors non, tu ne me déranges pas, au contraire je suis toujours ravi de te voir. D’ailleurs, maintenant que tu en parles, je peux bien prendre une pause. Tu veux venir boire quelque chose avec moi en salle de repos ? Je crois même avoir aperçu des viennoiseries, si on en veut, vaudrait mieux qu’on se dépêche. » il se leva alors et je l'imitais. La perspective de rejoindre un endroit où nous ne serions plus que tout les deux ne m'enchantais guère, j'avais encore un peu de mal avec la foule et les assemblés de plus de dix personnes mais je faisais des progrès et pour progresser il fallait que je repousse mes limites. Je déglutissais rapidement et inspirait un grand bol d'air. « Tu sais me prendre par les sentiments, je ne peux décemment pas dire non à des viennoiseries. » dis-je d'un ton voulu léger même si je savais ne pas le tromper. Nous n'en étions plus au stade où l'autre pouvait berner par un sourire et une tonalité de voix agréable.

Je suivais Maxence hors de son bureau et nous filions dans les couloirs à la recherche de la salle de repos que nous n'allons pas mettre longtemps à trouver. Entrant dans la dite pièce je remarquais la présence de trois personnes que je ne connaissais pas et je restais plantée là, sur le seuil de la porte, près de Maxence, ne sachant pas quoi faire et ne désirant pas prendre mes aises dans un endroit que je respectais trop pour me permettre ce genre de chose alors que je n'étais encore qu'une étudiante.
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Maxence Lewis

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MessageSujet: Re: the power of liberty + Maxence   Mar 22 Oct - 22:30

que peines deviennent souvenirs.

Maxence sourit, amusé par la réflexion de la demoiselle et lui fit un clin d’œil avant de se lever. C’est vrai, qui pouvait résister à l’appel de la douceur des viennoiseries ? Aucune personne de sensée ! A part peut-être quelqu’un au régime, ou quelqu’un qui était trop occupé pour prendre une pause – comme lui par exemple, qui s’arrêtait rarement sauf quand il avait vraiment besoin de reposer ses synapses. Cela dit, il savait que ce n’était pas facile pour elle de devoir affronter le regard et la présence de personne qu’elle ne connaissait pas, et il appréciait réellement l’effort qu’elle faisait. Elle n’avait rien à craindre de toute façon, il serait toujours là pour veiller à ce qu’aucun employé ne l’approche de trop près et saurait parfaitement lui venir en aide pour la sortir d’embarras si jamais on lui posait des questions trop personnelles ou qui la mettait mal à l’aise. Plùm pouvait compter sur lui en toute circonstance, et il espérait qu’elle le savait. Après que la miss se soit levée, acceptant de le suivre, il se dirigea vers la porte et la lui ouvrit pour qu’elle passe devant lui, après quoi il referma à clef derrière lui. D’ailleurs, ça amenait souvent l’hilarité entre les aurors qui se moquaient gentiment de lui. « Tu as peur qu’on te pique ton travail ? » lui demandaient certains collègues avec espièglerie. « Et comment ! J’aurais trop peur de rater mes amis les mangemorts ! Eux et moi on s’aime tellement, je m’en voudrais de laisser quelqu’un d’autre leur rendre visite. » répondait-il sur le même ton. Si ce n’était pas totalement, dans la réalité c’était surtout parce qu’il avait appris à se méfier de tout et à être particulièrement prudent. Bien que Voldemort soit mort et que la majorité de ses partisans soient sous contrôle ou morts eux-aussi, l’auror savait parfaitement que certains avaient réussi à passer entre les mailles du filet et il se pouvait même que certains soient ici, au ministère. Pas question alors qu’on vienne fouiner dans ses dossiers. Maxence préférait de loin passer pour un paranoïaque plutôt que de perdre ne serait-ce qu’un seul dossier parce qu’un cinglé de mangemort avait réussi à s’introduire dans son bureau. Et même sans ça, il n’aimait pas qu’on vienne dans son espace personnel lorsqu’il était absent.

Passant dans les couloirs aussi interminables que diverses, à croire que l’architecte était un adepte des labyrinthes, ils finirent par entrer dans une vaste pièce ou trois personnes étaient déjà là. « Salut tout le monde ! » lança Maxence avec entrain et affichant un grand sourire. « Vous allez bien ? » Amical et aimable, l’auror savait qu’il était apprécié et qu’il avait de bonne chance pour qu’un jour ou l’autre, il devienne chef des aurors. Cette promotion serait une véritable fierté mais paradoxalement, il craignait d’être consigné dans un bureau toute la journée et de ne plus aller sur le terrain. En plus, si Plùm terminait ses études, il serait vraiment heureux de pouvoir faire quelques missions avec elle et de lui apprendre ce qu’il savait. Evidemment, elle avait déjà quelques stages à effectuer mais jusqu’ici, on n’avait pas fait appel à lui, préférant des tuteurs plus théoriques. A vrai dire, ça le faisait sourire. Généralement on le mettait avec des étudiants qui étaient assez turbulents parce qu’on savait qu’il serait à même de les calmer. Par contre, ceux qui craignaient davantage d’aller sur le terrain les premières fois, on évitait de les mettre avec lui parce que c’était un fonceur et qu’il n’hésitait pas à monter sur le front. Au fond, il le prenait comme un compliment. Plùm devrait peut-être se montrer un peu plus pénible et on les mettrait ensemble et en même temps, il aimait autant qu’elle soit avec un confrère qui ne lui ferait pas courir de risque inutile. C’est qu’il y tenait, à sa petite Marcovic ! Il ne l’avait pas sorti de prison et n’avait pas passé autant de temps à ses côtés pour la voir repartir à Ste Mangouste. Néanmoins, un jour ou l’autre elle serait envoyée dans les eaux profondes de la traque aux mangemorts et Maxence espérait que ce soit en sa compagnie, qu’il puisse guider ses premiers pas et lui transmettre une bonne partie de son expérience rapidement. Et qui sait, un jour peut-être sera-t-il son supérieur et là, il l’aidera d’une autre façon encore. De bons moments en perspective, mais de bons moments, il en avait déjà à porter de main et il comptait bien en profiter. S’arrêtant à un mètre de l’entrée, il se retourna vers Plùm et la présenta aux autres employés. « Je vous présente Plùm Marcovic, étudiante pour devenir auror. Une future collègue en somme. » sourit-il en la regardant. C’était aussi sa manière de lui dire d’approcher sans avoir peur et de venir vers lui. L’emmenant vers une table sur laquelle trônaient les fameuses viennoiseries, et à une distance raisonnable des autres personnes présentes, il l’invita à s’asseoir tout en lui demandant ce qu’elle voulait boire. « Il y a du café, du chocolat chaud, du thé et… pour le reste je ne sais pas parce que je prends toujours un de ces trois-là. Dis-moi ce qui te ferait plaisir, c’est ma tournée. » Puis il l’incita à prendre une viennoiserie tout en se prenant un croissant. Moelleux et croustillant, on sentait qu’il sortait tout droit de la boulangerie. Un véritable délice. Il s’installa ensuite en face d’elle, faisant complètement attraction de ses collègues qui étaient de toute façon retournés à leur conversation. « Ça va ? » demanda-t-il avec douceur. « Si jamais tu ressens le besoin de sortir, n’hésite pas à me le dire. » Il comprenait parfaitement ce qu’elle avait pu traverser, même s’il ne pourrait jamais ressentir la même chose, et se faisait un point d’honneur à prendre soin de sa petite protégée. Quand elle était là, ça ne le dérangeait pas de remettre à plus tard son boulot. Pour elle, il aurait toujours du temps et ne serait jamais à court de compréhension et d’attention. Petit cœur précieux à protéger et à prendre soin, si la famille de Plùm l’avait rejeté et maltraité, il acceptait sans problème de prendre leur place, tant que la jeune femme lui en laissait le droit. « Bon, et sinon, tu racontes quoi de beau ? » s’enquit-il en avalant une gorgée de café bouillant avant de planter ses yeux azurs rassurants dans ceux de la miss.
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